23.03.2007

La révolution légALe et les principes de 1789 : pour en débattre, je vous invite à l'Assemblée nationale

medium_hemicycleretouch.jpgAlors que mes camarades Edouard et Ludovic prenaient la température au Zénith (Cf. leurs blogs), je regardais ce soir les « Guignols de l’info » et j’ai pu observer que les images d’Epinal ont la vie dure : PPDA reprochait au malheureux Bayrou d’allier les mots « révolution » et « pacifique » en laissant entendre que les « révolutionnaires » n’allaient faire qu’une bouchée des « pacifiques ».

Cette idée, entretenue par l’historiographie révolutionnaire française largement dominée par l’analyse socialiste des Louis Blanc, Mathiez ou Soboul, que la Révolution ne fait qu’un bloc et donc qu’il nous faut intégrer les événements qui la suivent dont l’agitation girondine, la Terreur jacobine et les pseudo-révolutions socialistes du vingtième siècle, a détruit l’idée originelle pourtant illustrée par les grandes révolutions libérales (Pays-Bas, Angleterre, Etats-Unis et France).

Or, la Révolution a française a bien procédé d’un processus légal qui se déroule de l’Assemblée des notables de 1788 à l’adoption de la Constitution en 1791 (la fièvre du Faubourg-Saint-Antoine qui conduisit à la comédie de la prise d’une Bastille – désertée – et les événements, plus graves des campagnes n’ont constitué qu’une de ces toiles de fonds au moyen desquels les Français aiment à mettre en scène leur histoire).

Afin d’inaugurer ce travail sur l’essence libérale des révolutions, j’ai le plaisir de vous inviter à la première conférence de mon cycle consacré aux grands parlementaires libéraux qui portera sur la période 1788-1794.

Mon ambition n’est pas encore de retracer exhaustivement l’histoire de la période mais de vous présenter quelques archives d’un univers disparu en faisant retentir dans l’enceinte de l’Assemblée les voix de Volney, Dupont de Nemours, La Fayette, Le Chapelier, Condorcet, La Rochefoucauld-Liancourt, Daunou et Destutt de Tracy.

Ces lectures en écho aux écrits ultérieurs de Bastiat, Tocqueville ou Bruno Leoni sur le pouvoir législatif nous permettront de préciser les formes de la critique libérale du régime représentatif et, sans doute, de la relativiser.

La conférence aura lieu le mercredi 28 Mars 2007 au 126, rue de l’université 75007 Paris de 19h 30 à 21 heures, dans les locaux de l’Assemblée Nationale.

Pour des raisons de sécurité, l’accès à l’Assemblée Nationale est soumis à contrôle. Dans tous les cas, le nombre de places étant limité, ayez l’obligeance bien vous inscrire impérativement avant la 28 mars à midi en adressant un courriel à euro92@noos.fr pour assister à la conférence. Une pièce d’identité vous sera demandée pour pénétrer dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale. Les procédures de contrôle étant longues, vous voudrez bien être sur place un quart d'heure avant le début de la conférence.

 

 

20.03.2007

L'actualité du 15e sud, selon Jean-François Lamour

medium_sarko_le_19-03.jpgAlerté par le blog de Grégoire Lucas sur le lancement du site commandé par le parachutiste Jean-François Lamour (celui qui, comme sabreur, nous avait fait rêver), je m'empresse de cliquer sur le lien.

 

Une fois enjambée la propagande habituelle, je suis attiré par l'onglet "actualité du 15e sud" où je suis candidat. Ayant activé le lien, je tombe sur la note suivante (sous le portrait du chef): 

 

"Lundi 19 mars, Nicolas Sarkozy sera l'invité sur France 2 du journal télévisé de 20 h et de l'émission "Complément d'enquête" à 23h15.

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Non, monsieur le ministre, ce soir, l'actualité du 15e sud ce n'est pas Nicolas Sarkozy (le magicien qui croit qu'en légiférant - 10 lois depuis 2004 - on fait baisser la délinquance).

Ce soir l'actualité du 15e sud se résume, hélas, à une tragédie : deux de mes collègues enseignants du lycée autogéré du 15e ont été battus presque à mort (70 jours d'incapacité !) à la sortie du lycée au 393, rue de Vaugirard.

 

Gageons que, comme après les fusillades du quartier Dupleix et de la rue Saint-Charles, MM. Goujon et Lamour vont nous assurer que la délinquance est en baisse (alors que, dans le 15e, les chiffres disponibles sur le site de la préfecture de police démontrent le contraire) et M. Galy-Dejean de prendre sa plus belle plume d'oie pour écrire, une nouvelle fois, au préfet de police.

 

Au lieu de confisquer nos libertés (école, sécu, retraites), l'Etat UMP serait mieux inspiré d'assurer leur protection !

Oui, l'UMP est vraiment une autre planète où l'on ne saurait recevoir de nouvelles du 15e sud puisqu'on ne communique plus qu'avec le sommet (l'Elysée que brigue Nicolas Sarkozy ou l'AMA, l'Agence mondiale antidopage dont M. Lamour assure la vice-présidence à Genève).

Face à l'autisme des partisans de l'Ancien régime, la révolution légale que je prône avec Edouard Fillias, candidat dans le 15e nord, est plus que jamais d'actualité.

17.03.2007

Pour prendre de la hauteur, je vous invite au ministère de la Recherche le 19 mars

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Edouard Laboulaye
  

Sur la blogosphère le maelström, qui a plongé le "débat" sur le soutien d'Edouard Fillias à Bayrou dans des landes où la raison n'a plus sa place, donne envie de prendre de la hauteur.

Heureusement le hasard – ou plutôt l’hospitalité de Jean Petitot, directeur du CREA-Polytechnique — faisant bien les choses, j’ai le plaisir de vous inviter le 19 mars à une table ronde organisée au ministère de la Recherche à l’occasion de la parution aux Belles Lettres des Essais de philosophie, de science politique et d'économie (1967) de Friedrich Hayek

Les tables rondes donneront lieu à de brèves présentations des volumes qui composent la collection « Classsiques de la liberté » aux Belles Lettres ainsi que la catalogue des éditions de l’Institut Charles Coquelin.  

J’y parlerai de l’école de Paris, des Sophismes économiques de Frédéric Bastiat et surtout Du parti libéral, son programme et son avenir (1863) et des Projets de M. Jules Ferry et la liberté d’enseignement (1880) de mon maître en philosophie politique, Edouard Laboulaye.

Alain Laurent m’a fait l’honneur de me confier l’édition de ces textes qui, comme les Sophismes économiques, n’étaient plus disponibles depuis le 19e siècle (parution en septembre).

Laboulaye, au cours de la seule année 1875, a la même année concrétisé son idée d’offrir la fameuse statue de la liberté à l’Amérique, arraché une liberté perdue aujourd’hui pour les universités et œuvré à l’adoption des lois constitutionnelles qui donnèrent presque « miraculeusement » naissance à la IIIe République.

C’était l’époque où les républicains libéraux du centre gauche en s’alliant à la fois avec la gauche républicaine et certains orléanistes réussirent à rompre le front monarchiste qui ne promettait rien d’autre à la France que le retour du roi : une belle leçon de choses ! La semaine prochaine, j’aurai le plaisir de vous inviter à l’Assemblée nationale pour la première séance de mon cycle consacré aux grands parlementaires libéraux.

Voici le texte de l’invitation où vous trouverez les informations pratiques pour vous rendre à cette table ronde :

 

PENSER LA LIBERTE À l’occasion de la publication (inédite en français) des Essais de philosophie, de science politique et d'économie (1967) de Friedrich Hayek – dixième volume de la Bibliothèque classique de la liberté (Editions des Belles Lettres) dont c’est en même temps le troisième anniversaire, une table ronde examinera la contribution apportée à l’histoire des idées par la réédition récente de textes fondateurs oubliés ou la traduction de textes étrangers encore non disponibles concernant la promotion des valeurs de liberté.


LUNDI 19 MARS 2007, de 15h à 19h30 Amphithéâtre Stourdzé 1 rue Descartes (Paris, 5°) Ministère de la recherche
(entrée par le n°25 de la rue de la montagne Sainte-Geneviève)



Programme
   
Introduction aux débats : L’histoire des idées, l’édition, la presse et Internet (Alain Laurent, directeur de la Bibliothèque classique de la liberté et Philippe Nataf, fondateur des Editions Charles Coquelin)
  
  Première séquence : Des Lumières à l’Ecole de Paris (15h30/17h)
Thomas Jefferson, Ecrits politiques (1774-1816)

Wilhelm von Humboldt, Essai sur les limites de l’action de l’Etat (1791/92)  

Jacques Necker, Réflexions philosophiques sur l’égalité (1793)

(intervenants : Gérard Dréan, traducteur du volume Jefferson Patricia Commun, Univ. de Cergy-Pontoise)

Benjamin Constant, Commentaire sur l’ouvrage de Filangieri

 

(1822/24) Frédéric Bastiat, Sophismes économiques (1845-48)

 

Edouard Laboulaye, Le programme du parti libéral (1863) et La liberté

 

d’enseigner (1880) Yves Guyot, La Tyrannie collectiviste (1893/94)


(intervenants : Michel Leter, préfacier des volumes Bastiat et Laboulaye, enseignant en lettres Philippe Nataf, Univ. de Paris-VII Vincent Valentin, Univ. de Paris-I) 
  

  Seconde séquence : Autour de Hayek (17h15/19h) Friedrich Hayek, Essais de philosophie, de science politique et

 

d’économie (1967) Henry Hazlitt, L’Economie politique en une leçon (1946)

 

Ludwig von Mises, Abrégé de l’Action humaine (1949)
                               Libéralisme (1922)

 

Bruno Leoni, La liberté et le droit (1961)

 


(intervenants : Christophe Piton, traducteur du volume Hayek Gérard Dréan, traducteur du volume Mises Philippe Nataf, éditeur du volume Hazlitt Jean Petitot, directeur du CREA -Ecole Polytechnique) 
  

  Conclusions : Une remise en perspective historique avec Michael Oakeshott (Morale et politique dans l’Europe moderne, 1958), par Alain

Laurent.
Inscriptions auprès des Editions des Belles Lettres : m.gratini@lesbelleslettres.com

Le nombre de places est limité.