30.05.2007

Je vous invite à l'Assemblée nationale

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Isaac René Guy Le Chapelier

 

Sans attendre d'être élu, j'ai le plaisir, dès aujourd'hui de vous inviter à l'Assemblée nationale à l'occasion d'une conférence que je donnerai le mercredi 30 mai de 19h30 à 21 heures.

Dans le cadre du cycle que je consacre aux grands parlementaires libéraux, j'aborderai la question de la liberté du travail.

A l'heure où le nouveau Président de la république promet de restaurer la "valeur travail" - en oubliant que l'association de ces deux termes est au fondement de l'erreur marxiste - il n'est pas sans intérêt de retrouver les jalons parlementaires du combat inachevé pour la liberté du travail qui seule permet de créer de la valeur.

Initiée par Turgot, conquise en principe lors de la fameuse nuit du 4 août et inscrite dans le préambule de la Constitution de 1791, la liberté du travail n'est en fait jamais vraiment entrée dans nos moeurs. Après un commentaire de la loi Le Chapelier sur les coalitions, nous suivrons l'évolution de cette question de Bastiat à Emile Ollivier; nous nous pencherons sur les débats soulevés par l'organisation du travail et le droit au travail en 1848 en relisant les discours de Michel Chevalier, Léon Faucher et Tocqueville et nous terminerons par les libertés syndicales avec Pierre Waldeck-Rousseau et Yves Guyot.

Cette conférence se déroulera de 19h 30 à 21 heures, dans les locaux de l'Assemblée Nationale, 126, rue de l'université 75007 Paris. Veuillez vous inscrire avant le 30 mai à midi. Pour des raisons de sécurité, l'accès à l'Assemblée Nationale est soumis à contrôle. Dans tous les cas, le nombre de places étant limité, vous voudrez bien vous inscrire impérativement en adressant un courriel à euro92@noos.fr pour assister à la conférence. Une pièce d'identité vous sera demandée pour pénétrer dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale. Les procédures de contrôle étant longues, vous voudrez bien être sur place un quart d'heure avant le début de la conférence. En espérant vivement vous retrouver ou faire votre connaissance à cette occasion.

 

 

28.05.2007

le défi de Férial : un candidat peut-il penser en faisant campagne ?

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Lorsque, le 20 janvier 2006, j'ai commis l'imprudence d'adhérer à un parti politique pour la première fois de ma vie, je me suis fixé deux objectifs pour le moins ambitieux : le premier était de faire un score supérieur au meilleur résultat de Ferdinand Lope, l'éternel et inénarrable candidat du Quartier latin qui n'a jamais dépassé les 250 voix.

Le second obljectif - démesuré - était de continuer à penser tout en faisant de la politique.

La mesure emblématique du programme de Ferdinand Lope était la continuation du boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer afin de permettre aux étudiants de se délasser sans encombre le week-end. La politique de circulation de M. Delanoë ne permettant plus de sortir à temps de l'Ile-de-France, je demande plus modestement la poursuite de la rue de la Convention jusqu'à Levallois (pour une fois que je propose une mesure dirigiste et modérée). Ce qui permettrait aux habitants du 15e - enclavés par une politique de transport dictée par le monopole et non pas le libre choix - de se délasser sur l'île de la Jatte, immortalisée par Seurat et par l'abstention de Cécilia au deuxième tour de l'élection présidentielle. 

Quand à la prétention de penser tout en faisant campagne, mon éditeur a bien raison de juger cette posture "pittoresque". Une campagne électorale est une joute sans pitié qui laisse peu de place à d'autres sentiments que ceux que nous devons à nos ancêtres de l'âge des cavernes. Pour peu qu'on s'y donne à temps plein comme Edouard et moi-même dans les 12e et 13e circonscription de Paris, on devient un monstrueux papivore qui se nourrit de tracts, d'affiches et de sticker et qui n'a plus aucun appétit pour la fameuse "food for thought" d'où nous croyions tenir toute notre humanité... et surtout notre libéralisme.

Mais c'était compter sans Férial Furon qui n'est pas à un défi près. Songez qu'elle se présente comme candidate anticorruption contre Patrick Balkany, élu recyclé par l'UMP. Ayant déjà réussi le miracle de "crever l'écran" dans sa circonscription tant à Levallois qu'à Clichy - où sur les marchés elle passe avec facilité du français à l'arabe - elle pourrait en faire d'autres comme celui de parvenir à me faire réfléchir, ne serait-ce que le temps d'un café politique.

Les libertins aimaient se moquer au XVIIIe siècle du peu d'aptitude supposé des femmes pour les choses de l'esprit, les femmes, comme le disait Voltaire, n'étant censée n'avoir de bon que ce qu'elles ont de meilleur : comment l'esprit vient aux femmes aimaient-on titrer en évoquant naturellement tout autre chose. Mardi soir la situation sera inversée. Férial parviendra-t-elle à me rendre ce cerveau dont j'étais si fier avant de déposer ma candidature ? Rien n'est moins sûr.

Il est vrai que le sujet est délicat et qu'il ne se prête pas facilement aux prouesses : le libéralisme est-il de droite ?

Je vais tâcher de prendre de la hauteur par rapport à la politique. Un peu de philo ne nous ferait pas de mal. Avez-vous remarqué que je n'ai fait aucun commentaire sur le nouveau président depuis son élection ? Non que je juge que son action se passe de commentaires (et, entre autres, j'interviendrai en temps voulu sur ce qu'on nous présente comme la "réforme phare" de la législature - "l'autonomie" des universités) mais parce que l'atmosphère irrespirable qui règne dans ma circonscription, où j'ai le sentiment de me livrer à une véritable guérilla urbaine, me donne envie d'oxygène.

Je vois déjà le lecteur sourire à l'idée de l'association du mot "oxygène" avec celui de "Levallois"... oui, c'est vrai l'endroit est mal choisi. Mais à Levallois, il y Férial sans qui cette ville n'aurait décidément aucun charme.

Militer avec Edouard dans le 15e, c'est des vitamines au quotidien ! Mais entendre Férial, qui n'a pas fondé ce parti mais l'a rejoint au début de cette année, c'est ce qui me donne la conviction qu'AL a de l'avenir. La voire défendre bec et ongles le programme d'AL face aux corrompus des deux bords, à la fois socialistes et conservateurs, qui scellent de fait leur alliance objective (l'alliance antilibérale des conservateurs et des socialistes n'est-ce pas aussi l'axe de la politique européenne depuis le milieu du XIXe ?), la voire y croire de toute son âme, flamboyante, impitoyable pour tout ce qui n'incarne pas les valeurs libérales de la république : liberté, tolérance, reponsabilité, vérité, progrès, laïcité, c'est comme prendre des vacances.

Que je parvienne à mettre une pensée devant l'autre mardi soir ou non, je suis au moins certain d'une chose : je reprendrai mon "carquois" (ou je range mes affiches) et mes flèches mercredi dans le 15e plus fort et plus combatif que jamais.

23.05.2007

Nos cafés de campagne

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Michel Leter (candidat dans la 13ème circonscription 15e sud)

Edouard Fillias (candidat dans la 12ème circonscription, 15e nord)

vous convient à venir débattre avec eux et à exprimer librement vos points de vue, vos attentes et vos propositions

au café Le Commerce

place du Commerce (métro Commerce) de 19 heures 30 à 22 heures.

Les échanges s’organiseront autour de trois thèmes, sans exclure aucune des préoccupations que vous voudrez exprimer : 

Jeudi 24 mai : La protection santé et retraite :

·   L’assurance santé (la Sécu) qui n’est un monopole qu’en France, coûte de plus en plus cher et rembourse de plus en plus mal, tout en étant au bord de la faillite.
·   Les systèmes actuels de retraite sont en équilibre précaire, alors que les retraites versées se réduisent comme peau de chagrin.
·   Notre proposition : donner le choix à tous en leur rendant leur salaire complet (le brut plus les charges patronales), à charge pour chacun d’assurer auprès de qui il veut (la sécu mais aussi les mutuelles ou les compagnies d’assurance) les risques pour lesquels il a réellement besoin d’être garanti.
Jeudi 31 mai : L’emploi et le pouvoir d’achat :
·   Les charges qui pèsent sur les entreprises les conduisent à débaucher.
·   Les PME et les très petites entreprises (commerce, artisanat), découragées par les tracasseries administratives et la complexité effrayante du code du travail, sont souvent conduites à refuser du travail pour ne pas avoir à embaucher.
·   Notre proposition : alléger les réglementations, en particulier le code du travail, et simplifier les obligations fiscales et administratives.
Jeudi 7 juin : Le scandale du logement :
·   L’Etat entretient sans raison valable la raretées terrains et des autorisations de construire, provoquant une hausse insupportable des prix des logements.
·   L’offre de logements sociaux est très insuffisante (files d’attente de plusieurs années) et leur attribution opaque.
·   Notre proposition : libérer la construction (sous réserve de règles simples pour assurer l’harmonie du cadre de vie) ; céder une partie des logements sociaux aux ménages qui peuvent les acquérir, libérant ainsi des moyens pour en construire d’autres.

 

 

07.05.2007

Législatives 2007 : ma profession de foi

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Madame, M

Madame, Ma

Madame, Mademoiselle, Monsieur, mes chers concitoyens du 15e arrondissement,

Depuis des décennies l’Etat se mêle de tout : de nos soins dentaires jusqu’au choix de l’école où iront nos enfants, peu de domaines de la vie échappent à son intervention. Pourtant, nous souffrons d’un taux de chômage persistant, de déficits abyssaux, de remboursements sociaux en baisse et de charges en hausse.

Les politiques perdant toute conscience de leurs limites entendent faire notre bonheur au mépris des libertés individuelles comme si nous n’étions pas capables de tisser nous-mêmes les solidarités qui sont au fondement de la société.

Ainsi trop d’Etat tue l’Etat. A vouloir se mêler de tout, il ne peut plus assumer ses tâches régaliennes, notamment en matière de sécurité et de justice.

J'ai quarante-huit ans ; je suis marié et j’ai deux enfants. Dans quelle France vont-ils grandir ? Lorsqu’ils auront terminé leurs études, ne seront-ils pas poussés à l’exil comme la fine fleur de la jeunesse française d’aujourd’hui ?

Comme vous, j’ai perdu confiance en la classe politique qui a conduit ce pays au bord de l’abîme. Comme vous j’ai été tenté par le rejet de la politique. Mais, il est bien connu que si nous ne nous occupons pas de la politique, elle s’occupe de nous. Alors plutôt que d’assister au spectacle de notre déclin, j’ai décidé de me lancer dans la vie publique en rejoignant une jeune formation, Alternative libérale. 

Je représente une nouvelle génération politique dont le programme n’est pas un tissu de promesses. Il tient en une seule formule (celle d'un antiprogramme !) laisser l'initiative aux citoyens en leur restituant les libertés confisquées. Il est l'heure pour les Français de s'affranchir des professionnels de la politique et d'élire des femmes et des hommes neufs issus de la société civile et qui souhaitent ardemment revenir aux sources libérales de la République, servir le pays et non plus s'en servir.

 

MES PROPOSITIONS POUR UNE FRANCE PLUS LIBRE

1. Refonder la démocratie

Pour débloquer les institutions, lutter contre l'irresponsabilité et la corruption, redonner aux Français le goût de la politique et la confiance dans leurs représentants, nous voulons réformer l'État et rétablir la séparation des pouvoirs.

• Renforcer le Parlement : nous voulons une assemblée représentative, élue au scrutin proportionnel, qui fixe librement son ordre du jour et retrouve ainsi les moyens de contrôler la dépense publique. Il faut mettre un terme à l’inflation législative et combattre la croyance selon laquelle les lois votées sont une réponse à tous les maux de la société.

• Rétablir l'indépendance de la justice, démultiplier son budget et consacrer les droits de la défense. Pour lutter contre la corruption qui mine notre démocratie, limiter la durée des mandats et leur cumul, instaurer l’inéligibilité à vie pour crime de “grande corruption”.

• Moderniser le syndicalisme : pour assainir la vie syndicale et renforcer la légitimité des partenaires sociaux, il faut abolir le monopole des cinq confédérations. Les syndicats doivent aussi publier leurs comptes afin d'instaurer un climat de confiance.

• Abroger le statut de la fonction publique : pour en finir avec les privilèges indus de quelques corps mais aussi pour une meilleure gestion des ressources humaines du secteur public, fondée sur le traitement individualisé et une vraie mobilité de carrière des fonctionnaires qui sont sous-payés.

• Défendre la liberté d'expression et de presse : c'est le bien le plus précieux d'une démocratie, elle doit être absolue et mieux protégée contre les abus du pouvoir politique et économique. Les grands groupes qui travaillent avec l'Etat ne doivent plus être des acteurs de l'information.

• Réinventer l'Europe : parce que l'Union Européenne est pour nous une évidence, nous souhaitons un nouveau projet de constitution, clair et lisible par tous, qui garantisse les libertés individuelles dans une Europe authentiquement démocratique et fédérale.

 

2. Construire la prospérité

La mondialisation est une chance. Les Français ont le talent et l'énergie nécessaires pour en profiter pleinement et retrouver le plein emploi. Le chômage et les déficits ne sont que les conséquences d'un État dirigiste et d'un excès de charges : libérons les énergies et les talents !

• Simplifier le code du travail : pour donner plus de liberté contractuelle entre salariés, employeurs et partenaires sociaux, nous voulons créer un cadre simplifié pour le contrat de travail. Le cumul de deux emplois, ou d'un emploi et d'une retraite, doit être autorisé.

• Moderniser la fiscalité : nous proposons un taux unique de l'impôt sur le revenu (flat tax), la suppression des niches fiscales, l'alignement sur nos voisins européens de l'impôt sur les sociétés et la suppression de l'ISF, comme la Suède vient de le décider.

• Libérer les PME du maquis législatif et réglementaire, des monopoles et des corporatismes qui bloquent leur développement, ainsi que leur potentiel considérable de création d'emplois et d'innovation. Créer un environnement favorable au capital-risque et aux “business angels”.

• Instaurer le salaire complet, par la fusion des charges patronales et du salaire brut. Ainsi, chaque salarié (qui verra son salaire net quasiment doubler dans la plupart des cas) saura enfin la valeur réelle de son travail et le poids des charges sociales qui pèsent sur son revenu.

• Libérer la sécurité sociale : l'ouverture du monopole aux mutuelles et assureurs privés permettra d'améliorer notre couverture médicale et fera baisser les cotisations. Ceux qui le souhaitent pourront aussi choisir de cotiser pour une retraite par capitalisation.

• Libérer l’aide sociale : la solidarité est une responsabilité de la société tout entière. Il convient donc de développer l’aide sociale en supprimant les entraves légales et fiscales qui empêchent aujourd’hui les fondations et les associations de prendre toute leur part dans cette mission.

 

3. Libérer la société

La démocratie ne vaut que par la liberté qu'elle offre à chaque citoyen de construire sa vie en faisant des choix et en les assumant. Le souci du législateur doit être d'élargir le champ des libertés dans la mesure du possible, et non de les restreindre.

• Libérer l'école, l’université et la recherche : suppression de la carte scolaire et du collège unique, autonomie des établissements, financement public des études grâce au chèque-éducation (l'argent suit les élèves), embauche directe des enseignants par les écoles, suppression du CNRS, privatisation des grandes écoles et liberté des université pour leur permettre de soutenir la concurrence internationale.

• Lutter contre la pollution : le combat pour l'environnement est porteur de progrès et de création de valeur, à condition de faire confiance aux hommes et à leur capacité d'innovation. Pour cela, la responsabilité de chacun doit être engagée. C'est le principe du “pollueur payeur”.

• Libérer le logement : pour dépasser la crise, il faut libérer le foncier, réserver les HLM aux personnes à faibles revenus (en dépolitisant le logement social qui est actuellement détourné au profit du clientélisme des élus), favoriser l'accession à la propriété et défendre les droits des bailleurs face aux mauvais payeurs afin de restaurer la confiance entre bailleurs et locataires.

• Assurer la sécurité des personnes et des biens : à force de se mêler de tout l’Etat n’assure plus sa tâche régalienne principale. Face à la montée de l’insécurité, il lui incombe de donner enfin à la police les moyens d’assurer ses missions. Dans cet esprit, les citoyens ne doivent plus être contrôlés sur la voie publique sans raison valable. Cette pratique qui n'apporte rien en terme de sécurité est la porte ouverte à toutes les dérives, à commencer par les contrôles “au faciès”.

• Libérer les transports : abolir le monopole des sociétés de transports publics pour démultiplier une offre qui réponde avec réactivité aux attentes du public, dans le respect de normes de sécurité et de qualité de haut niveau. Abolir les quotas de licences de taxis.  

05.05.2007

Dimanche, j'ai un bon bouquin pour tuer le temps

medium_molinari.jpgZut ! Il est déjà samedi et je ne suis plus autorisé à faire de la propagande politique.

Je lis le dernier post de mon camarade Edouard - qui connaît le libéralisme sur le bout des doigts - et qui, dans la grande tradition du libéralisme français (avant qu'il ne tombe dans l'ornière de la droite), analyse le débat du 3 mai en critiquant à la fois la candidate socialiste et le candidat conservateur (http://www.edouard-fillias.fr/).

A ce sujet épineux du positionnement des libéraux, j'ai fait jeudi une copie, pour une de nos candidates aux législatives,  du volumineux ouvrage de Gustave de Molinari, Les Soirées de la rue Saint-Lazare, qui se présente sous la forme littéraire (lhéritage de Bastiat) d'un dialogue entre un socialiste, un conservateur et un économiste (libéral, nécessairement, puisqu'en 1849, les deux mots sont synonymes).

 J'ai récupéré ce texte fondamental sur le site de référence de mon ami Hervé de Quengo, travailleur de l'ombre mais ô combien précieux du libéralisme français. Je vous invite à le découvrir ou à le redécouvrir à l'adresse suivante : http://herve.dequengo.free.fr/Molinari/SRSL/SRSL_0.htm

Férial Furon, la candidate en question, qui s'oppose courageusement à la "balkanisation" de Levallois (rien à voir avec Balkany, l'ami du maire de Neuilly : je vous l'assure je ne fais pas de politique. C'est interdit par nos princes), m'a demandé de donner une conférence intitulée "Le libéralisme est-il de droite ?"  Après avoir relu Molinari, je me demande ce que j'ai vais bien pouvoir dire.

Bon, il faudra tout de même que j'aille voter dimanche pour compléter la formation civique de mes enfants qui ont la double nationalité franco-américaine (ça ne devrait pas être permis). Et comme, pour compliquer les choses, leur mère est américaine et bien qu'étant en France depuis 25 ans, elle n'a pas le droit de vote (elle n'avait qu'à devenir française, ça l'aurait rendue plus intelligente).

J'ai donc pris l'habitude, à chaque élection, de lui donner mon vote (ce qui n'est pas un grand sacrifice car nous tombons toujours d'accord) et je me demande qui elle va bien pouvoir choisir.

Selon les dernières estimations de notre IFOP familial et compte tenu du fait que les Américains dans leurs universités libres apprennent à penser par eux-mêmes, il serait étonnant qu'elle souscrive à nos traditions machistes et notamment la plus archaïque d'entre elles : la loi salique.

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