05.05.2007

Dimanche, j'ai un bon bouquin pour tuer le temps

medium_molinari.jpgZut ! Il est déjà samedi et je ne suis plus autorisé à faire de la propagande politique.

Je lis le dernier post de mon camarade Edouard - qui connaît le libéralisme sur le bout des doigts - et qui, dans la grande tradition du libéralisme français (avant qu'il ne tombe dans l'ornière de la droite), analyse le débat du 3 mai en critiquant à la fois la candidate socialiste et le candidat conservateur (http://www.edouard-fillias.fr/).

A ce sujet épineux du positionnement des libéraux, j'ai fait jeudi une copie, pour une de nos candidates aux législatives,  du volumineux ouvrage de Gustave de Molinari, Les Soirées de la rue Saint-Lazare, qui se présente sous la forme littéraire (lhéritage de Bastiat) d'un dialogue entre un socialiste, un conservateur et un économiste (libéral, nécessairement, puisqu'en 1849, les deux mots sont synonymes).

 J'ai récupéré ce texte fondamental sur le site de référence de mon ami Hervé de Quengo, travailleur de l'ombre mais ô combien précieux du libéralisme français. Je vous invite à le découvrir ou à le redécouvrir à l'adresse suivante : http://herve.dequengo.free.fr/Molinari/SRSL/SRSL_0.htm

Férial Furon, la candidate en question, qui s'oppose courageusement à la "balkanisation" de Levallois (rien à voir avec Balkany, l'ami du maire de Neuilly : je vous l'assure je ne fais pas de politique. C'est interdit par nos princes), m'a demandé de donner une conférence intitulée "Le libéralisme est-il de droite ?"  Après avoir relu Molinari, je me demande ce que j'ai vais bien pouvoir dire.

Bon, il faudra tout de même que j'aille voter dimanche pour compléter la formation civique de mes enfants qui ont la double nationalité franco-américaine (ça ne devrait pas être permis). Et comme, pour compliquer les choses, leur mère est américaine et bien qu'étant en France depuis 25 ans, elle n'a pas le droit de vote (elle n'avait qu'à devenir française, ça l'aurait rendue plus intelligente).

J'ai donc pris l'habitude, à chaque élection, de lui donner mon vote (ce qui n'est pas un grand sacrifice car nous tombons toujours d'accord) et je me demande qui elle va bien pouvoir choisir.

Selon les dernières estimations de notre IFOP familial et compte tenu du fait que les Américains dans leurs universités libres apprennent à penser par eux-mêmes, il serait étonnant qu'elle souscrive à nos traditions machistes et notamment la plus archaïque d'entre elles : la loi salique.

Commentaires

Cher Michel,

Que de messages subliminaux !...Si j'ai bien compris nous aurons le même choix Dimanche. Mais contrairement à toi, je ne porte pas ce choix sur les épaules de mon mari, qui au demeurant s'abstiendra lui aussi Dimanche mais pas pour les mêmes raisons que ta femme. :-)

Férial

Ecrit par : Ferial Furon | 05.05.2007

A Férial et Michel : bravo et merci d'être ainsi la voix de beaucoup de nous au sein d'AL.

Ecrit par : Dedal | 08.05.2007

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