08.12.2007
La Gauche Moderne à la une
20:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'intervention de Jean-Marie Bockel à l'occasion de la conférence de presse de lancement de La Gauche Moderne
Je crois à la construction de consensus et de compromis.
Je crois à la nécessité de travailler, pour un temps et à un moment donné, à la construction de réformes utiles à l’intérêt général.
J’ai choisi l’exercice des responsabilités, et non l’opposition stérile faite d’affrontements idéologiques et de bataille d’ego.
J’ai appelé de mes vœux la naissance d’une « troisième gauche », d’un social libéralisme à la française, qui aujourd’hui et avec vous prend enfin corps.
Il s’est détourné de sa nécessaire modernisation tant idéologique que structurelle.
Le travail de refondation n'a pas été effectué par la gauche. Il éloigne durablement les socialistes français de l'exercice des responsabilités qui est pourtant la raison d'être de l'engagement politique.
Leur pragmatisme, leur attention conjointe à l’efficacité et aux solidarités, leurs résultats économiques et sociaux, montrent que la gauche, lorsqu’elle sait se moderniser, à vocation à agir et à transformer la société.
En gouvernant brièvement à rebours de leurs discours, en vivant de synthèses émollientes, en récitant des dogmes et en maniant les solutions du passé, ils ont trahi leurs valeurs et leur raison d’être.
Ils sont devenus des partis conservateurs, coupés de la société et ennemis du changement.
La gauche n’est plus que « ce grand cadavre à la renverse » (Bernard Henri Lévy) dont nous devons, ici et maintenant, prendre la relève.
Mais aussi la gauche qui donne à tous les moyens d’être libre, qui encourage les libertés et l’esprit de responsabilité.
Nous en avons rêvé, faisons le !
Alors oui, c’est en agissant et en contribuant librement aux réformes en cours que La Gauche Moderne jette les fondements d’une nouvelle gauche, celle du temps présent avant d’être celle de demain.
Et entend se saisir des priorités qui sont celles des Français.
Le constat est partagé : «Faire société » ne va plus aujourd'hui de soi.
Avant d'être de droite ou de gauche, la sécurité est un défi pour tous les républicains.
Nous avons besoin d'un compromis minimal qui, sans effacer les différences, ne remette pas systématiquement en question les orientations fondamentales. Il s'agit d'un enjeu de cohésion nationale qui mérite que l'on soit capable de dépasser les préoccupations partisanes.
C’est aussi l’occasion pour La Gauche Moderne de proposer des pistes de réflexion et des solutions.
Ces propositions doivent être à la fois crédibles (on ne peut distribuer que la richesse que l’on produit) et ambitieuses (le partage de la valeur ajoutée ne se fait pas spontanément).
- Développer les prêts hypothécaires
- Ajouter à la défiscalisation du travail étudiant, le développement des prêts préférentiels.
- Lier l’exonération ou la modulation des cotisations sociales à la hausse de la masse salariale (embauches et/ou augmentations de salaire).
- Extension du système des stock-option, de l’intéressement et de la participation avec une possibilité accrue de les débloquer
Nous publions aujourd’hui un livre manifeste (merci à notre éditeur Christophe Chomant). Il présente la philosophie de notre démarche ainsi que son application à l’entreprise, thème d’un premier volume de contributions thématiques que nous éditerons régulièrement.
Par ailleurs, nous lançons aujourd’hui notre site Internet (www.lagauchemoderne.org) proposant un partage de documents multimédias, un espace de débats aux internautes et un lieu de travail pour les adhérents.
Je salue la présence dans cette salle d’Alternative libérale, du club Héritage et Progrès dont le Président Christian Julienne nous rejoint à Gauche Moderne. Nous avons des points communs et je souhaite travailler avec ces différents mouvements dans un avenir très proche.
Yves Uriéta, le Maire de Pau, que Gauche Moderne va fortement soutenir dans sa campagne,
De nombreux autres élus nous ont rejoints, Jean-Marie Desfossez, adjoint au Maire de Valenciennes, Philippe Sanmarco, conseiller municipal de Marseille, David Melloni, ancien secrétaire de section PS à Toul et responsable fédéral, que j’excuse pour leur absence aujourd’hui.
Christian Estrosi,
André Santini,
Alain Marleix,
Et Rama Yade.
- une quinzaine de grandes villes de + de 100 000 habitants (notamment à Paris Lyon Marseille)
- une trentaine de villes entre 10 000 et 100 000 habitants
La Gauche Moderne est en route, merci à toutes celles et à tous ceux qui la feront vivre !
20:39 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.11.2007
La Gauche Moderne à pied d'oeuvre sur Paris
Comme Edouard Fillias l'observe sur son blog, avec acuité et humour, la gauche libérale est dans l'air du temps puisque même BHL s'y essaye :
http://blog.edouard-fillias.fr/2007/11/04/7854 Vers_une_gauche_liberale_et_democrate
Mais les militants libéraux de terrain que nous sommes (autant la plume à la main que les doigts dans la colle) ne se contenteront pas sur Paris d'observer les dernières poses germanopratines des ex-nouveaux philosophes.
Conviendrait-il alors de suivre M. Delanoë que l'on habille en moderne et à qui l'on prête des déclarations bienveillantes à l'égard du libéralisme lors de l'université d'été de La Rochelle (à condition naturellement "de ne pas le confondre avec le monétarisme") ?. On passe sous silence qu'il s'est aussitôt empressé d'ajouter "il faut surtout se poser la question du socialisme du XXIe siècle". Vous l'avez compris, il s'agit donc avant tout d'invoquer le libéralisme et ses vertus éprouvées pour sauver... le socialisme. Ce qui revient à condamner éternellement la gauche française à rester en marge des gauches européennes.
Puisque notre maire n'envisage que de doper le socialisme au libéralisme plutôt que de franchir le rubicon de la gauche moderne, niant ainsi que la liberté individuelle puisse être le moteur de toutes les solidarités durables, nous sommes donc plusieurs militants libéraux à avoir décidé de rejoindre clairement la gauche de la majorité présidentielle (c'est-à-dire l'opposition municipale) pour ne pas laisser au futur secrétaire national du PS le loisir d'utiliser Paris comme champ d'expérimentation, cinq années de plus, cinq années de trop. La société civile, pour nous libéraux, n'est pas une matière inerte que l'on peut façonner à sa guise.
La gauche libérale est déjà représentée à Paris au sein d'Alternative libérale. Alternative libérale est un jeune parti d'avenir et qui, sous une forme ou sous une autre, jouera un rôle dans la recomposition politique de la France puisque l'exception française ne pourra aller indéfiniment jusqu'à priver notre pays de ce parti libéral qui, dans la plupart des pays de l'Union Européenne, est un parti de gouvernement. Mais à l'heure actuelle, nous savons tous, quels que soient notre sympathie et notre attachement pour AL, que le parti que nous avons contribué à développer sur Paris n'est pas en position de jouer un rôle autre que marginal.
Or, le libéralisme est suffisamment vigoureux pour ne pas être une affaire de "boutique" et il est une autre formation politique naissante qui offre une perspective politique aux militants libéraux : La Gauche Moderne.
Tandis que le Modem, qui a suscité tant d'espoir, déçoit ses jeunes adhérents en sombrant dans ce que précisément il prétendait combattre, le culte du chef, La Gauche Moderne est une fédération qui associe différents mouvements et qui est donc susceptible d'accueillir les libéraux. Il soutient avec autant de loyauté que de sens critique la volonté réformatrice du gouvernement et souhaite y apporter sa libre contribution.
Pragmatiquement, La Gauche Moderne entend favoriser la dynamique d'ouverture qui s'est manifestée au niveau gouvernemental et entend la traduire lors des prochaines échéances électorales, tant locales que nationales et européennes.
La Gauche Moderne présentera des candidats dans 15 villes de plus de 100.000 habitants. Ceux qui entendaient borner ce parti "social-libéral" (à savoir social parce libéral) aux marches Mulhouse et de Pau en seront pour leurs frais : La Gauche Moderne entend bien compter sur la capitale avec en ligne de mire la constitution d'un groupe au Conseil de Paris, fer de lance de l'opposition municipale (si le candidat pseudo-libéral de la dernière heure, Bertrand Delanoë, venait à être réélu) et avant-garde de l'ouverture et de la rénovation municipale (si Françoise de Panafieu était élue).




